HISTORIQUE DU VIGNOBLE CHARENTAIS

De la naissance du vignoble à son extension sur les deux Charentes :
A la fin du IIIème siècle, l’empereur PROBUS permet aux gaulois d’avoir des vignes, de faire du vin et d’en faire profit.
Au début du XIIIème siècle, le vin (vin blanc sec) constituait un des principaux objet d’exportation par les Rochelais (Angleterre, Écosse, Irlande, Norvège, Danemark…). Les vins blancs d’Aunis (alors principale zone viticole des Charentes) ont acquis une réputation importante à cette période. L’époque faste durera jusqu’au XVIIème siècle.
Les Charentes étaient aussi connues pour leurs vins rouges produits à partir du Balzac noir (Mourvèdre) notamment dans la région de Chassors (16), ainsi que pour les Colombards "pétillants" produits dans la région des Borderies.
L’importance de la culture permettra de faire évoluer la vigne de l’Aunis vers l’intérieur du pays (de la Saintonge à l’Angoumois), et ce, en suivant le fleuve Charente, considéré comme une des meilleures voies de comm
unication à l‘époque.
Les débuts de la distillation

La distillation aurait été pratiquée sur de faibles quantités de vin dès le XVIème siècle, mais elle se serait généralisée aux environs de 1622 en Saintonge et vers 1630 dans l’Angoumois.
Les acheteurs anglais et hollandais avaient déjà eut l’idée de distiller les vins charentais fragiles dès leur arrivée, mais au XVIème siècle, ils trouvaient plus avantageux de transporter directement les eaux de vie.
Au début la distillation était réalisée en une seule chauffe, plus tard, on passera à une double distillation (distillation à "repasse"), afin d’épurer les eaux de vie et d’en améliorer la qualité.


Sources : http://www.ifrance.com/CVC